Sketch a smile

Sketch a smile
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__Je fais partie de ces gens qui aiment le changement, et qui n'en ont jamais assez. Ceux qui sourient parfois en pleurant intérieurement. Je fais partie des victimes de cette navrante société de consommation qui nous pourrit la vie quotidiennement. Je fais partie de ces gens qui disent vouloir persévérer pour avoir leur Bac avec mention, mais qui pourtant n'arrivent pas à travailler sur un ordinateur tout en blablatant sur msn. Je fais partie de ces gens qui rient quand on les chatouille sans même les toucher, et qui pleurent devant Le Roi Lion. Je fais partie de ces gens qui regardent leur portable toutes les demi-heures en espérant avoir ce que l'on appelle communément un ami. Je fais partie de ces gens qui méprisent les poufs toutes stéréotypées, ainsi que les kaïera qui portent leur baggy au niveau des genoux. Je fais partie de ces gens qui se promettent tous les soirs à eux-mêmes de se coucher tôt, mais qui n'y parviennent jamais. Je fais aussi partie de ces cons d'optimistes qui croient que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. En bref, je suis la lycéenne plus que banale qui veut soit-disant profiter de sa vie & qui se plaint sans arrêt de cette monotonie qui la ronge quotidiennement. Je suis la fille influençable par n'importe qui, et qui se fait avoir naïvement à n'importe quelle occasion. Je suis la fille qui compte les jours, les années, les mois, les secondes et les millisecondes qu'il nous reste avant la fin imminente.

__La vie n'a de sens qu'avec nos vrais amis. Profitez du temps restant.
Le compte à rebours a commencé. Après, vous serez seuls.

# Posté le samedi 28 mars 2009 10:47

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 06:31

Swing life away

Swing life away
..........'...Assise, à vouloir sauter par la fenêtre, les larmes qui coulent indéfiniement. Oublier, essayer au moins. Oublier les mots des autres, truffés d'hypocrisie et de mensonges; les rumeurs de la ville, le fond sonore de la classe, la langue de sa guitare, oublier son regard significatif, jusqu'aux mots indescriptibles et impérissables du meilleur ami. Les limites du pays des merveilles sont plus loin, aujourd'hui. Repoussées. Briser les carreaux un à un, du regard. S'en aller sans leur dire au revoir, savoir pertinemment que ce n'est pas la peine d'espérer encore quelque chose, désirer ne jamais revenir. Être si bien, là-bas. Vouloir terrasser chaque obstacle à la liberté. Ne plus discerner les objets les uns des autres, flouter les couleurs, merveilleuse aquarelle imaginaire. Ne pas discerner grand chose d'ici, mais ce morceau de vie, vouloir en faire un gigantesque arc-en-ciel avec nos propres couleurs. Donner à la vie un autre visage, la transfigurer, l'espérer meilleure et plus savoureuse. N'avoir plus dans la tête que l'écho d'une voix qui adoucit les choses les moins belles, les plus âpres, et qui remplit le vide. Un sourire en ligne de mire, éteindre l'incendie, rattraper les rêves au vol et recommencer à y croire. Poser la première pierre et s'en aller chatouiller les étoiles du haut des gratte-ciel. S'incarcérer avec eux et habiter ensemble un monde différent. Fermer les yeux pour mieux ressentir, frauder pour vivre cet instant qui endort si bien l'absence. Imaginer son présent dans un monde parallèle et se dire que nous sommes ensemble, à vivre le même instant. Faire durer les mots, les sons, les rires, les silences, même, le plus longtemps possible, pour toujours, pourquoi pas. Savoir que sur le compteur défile les secondes et que le moindre souffle est à vivre. Au bout du fil, écouter sa voix en silence, et entendre son rire. Goûter et savourer chaque instant en oubliant tout le reste. Prendre conscience de sa chance. Avoir froid, un peu, ouvrir la fenêtre, et saisir les frissons. Ne plus avoir les mêmes critères d'existence, ne plus le regarder tout à fait de la même façon, l'entendre maintenant se trouver un peu niais avec ce grand sourire et ses grands yeux. Commencer et finir la journée de la même façon, comme étreinte par les bras de la vie, et pendant que le ventre se tord, que le coeur bat si fort tout bas, laisser le bonheur et l'amitié se faire une place plus grande et réaliste au creux de soi. Connaître l'imparfait et les savoir présents...

# Posté le samedi 28 mars 2009 11:00

Modifié le lundi 30 mars 2009 14:50

Fall to pieces.

Fall to pieces.
.......Bien sûr. Il y a toujours des risques. Partout. Le risque de se casser la gueule sur le goudron et de ne pas pouvoir se relever. D'embourber la voiture. De partir en vrille. Le risque d'oublier ce qu'on avait juré de se souvenir. De regretter. De se retourner juste comme ça, parce que, on avait oublié quelque chose derrière soi, il nous semble. De regretter. Le risque du passé un peu trop présent ou du futur toujours trop inaccessible. Le risque des conséquences. Le risque du jamais, du toujours, du trop ou du pas assez, du noir, du blanc et de la désertion des couleurs. Le risque de mourir trop tôt. De se lasser de vivre encore. De devenir ce que l'on haïssait. De perdre les gens qui disaient nous aimer. Et de s'en foutre, surtout, de s'en foutre royalement. Bien sûr. Dans trois minutes, je peux m'écraser au sol, comme vaincue et attendre, attendre une main pour me relever et penser déjà à la prochaine chute puisqu'elle est inévitable. Attendre l'heure où il faudra partir parce que le temps l'aura décidé ainsi. Parce que la nuit est faite pour dormir, il paraît. Parce que pour Cendrillon tout était fini, au douzième coup. Parce que c'est comme ça. Qu'il faut rentrer dans les rangs, accepter les normes et se la boucler. Admettre que ce ne sera certainement pas nous, si petits, si grotesques, qui changerons la donne, que tout est le fruit du hasard. Ou de la triche. Coup de poing, coup de maître ou coup en douce. Mais coup dur, toujours. Noircir des tas de feuilles et les voir finir à la poubelle. Donner des sourires plus qu'il n'en faudrait en sachant pertinemment qu'il y aura forcément des larmes. Reprendre en main ses rêves les plus irréalisables et leur donner l'éventualité d'une réalité. Jouer le tout pour le tout. S'ennivrer. Vivre parce qu'un jour, une prochaine seconde nous sera fatale. Vivre et profiter de lui, en sachant que dans un an, tout sera oublié, rangé au fond d'un tiroir poussiéreux. Vivre et boire leurs paroles, les admirer dans leur plus grand art, crier et les applaudir intérieurement en restant physiquement indifférent. Aimer, jusqu'à ne plus penser au reste...

# Posté le samedi 28 mars 2009 11:27

Modifié le vendredi 15 mai 2009 16:06

They've got me

They've got me
.........J'aimerais poser des mots sur le silence. Sur le vide. Sur ces instants. J'aimerais appuyer sur pause, arrêter tout, hurler les vérités qu'on n'a pas assez dites, celles qu'on n'a aucune envie d'entendre, choisir les mots les plus aptes à détruire, pour forcer à reconstruire un monde encore meilleur avec eux. J'aimerais les retrouver, comme avant. Il n'y a plus que des phrases comme des îles, esseulées, comme des brins d'herbe au milieu du désert, qui ont le toupet de laisser espérer la vie, encore. Des phrases comme des épaves, qui n'ont plus d'origine, et dont l'avenir n'est presque plus guère envisageable. Mon rêve, notre rêve, reste pourtant, noué à mon poignet. On s'est tous égarés, en espérant encore et encore. Le pire ce n'est pas le chagrin, ce n'est pas la douleur, ce n'est pas même la solitude; le pire c'est d'être comme anesthésié et de ne plus avoir accès à aucune émotion. D'être imperméable et de tout laisser glisser, tomber. Le pire, c'est d'être absent du monde. Je voudrais des mots, des paroles, des mélodies pour nous accompagner, pour ne plus jamais avoir à être seuls dans ce vaste monde. Je voudrais des mots pour ressentir, pour avoir mal, pour avoir conscience, être mouillée par la pluie, brûlée par le soleil, et pour me savoir à nouveau en vie auprès d'eux, comme avant...

# Posté le samedi 28 mars 2009 17:48

Modifié le jeudi 04 juin 2009 15:21

Wasteland

Wasteland
Ferme les yeux sur tout ça. Passe l'éponge, oublie tout, ça n'en vaut pas la peine. Essuie. Récure. Prends la brosse à dent, et fais briller. Donne un semblant d'humanité à ta vie. Fais comme les autres. Ne tourne pas en rond, va droit au but. Papa ne te parlera plus comme avant. N'espère pas. Tu es devenue grande. Tu l'avais vu venir de toute façon. Couche-toi tôt. Arrête de rêver et d'espérer ce qui n'arrivera jamais. C'est mal. Lève-toi. Fais ton lit. Sois indépendante et prends les choses en mains. Le monde est effrayant, mais tu ne peux pas avoir peur. Tu n'as plus le droit d'aller frapper à la porte de tes parents pour qu'ils affrontent à ta place les monstres sous ton lit. Tu es devenue grande. A moins le quart, pars en cours, prends la route de tous les jours, la routine, et ramène de bonnes notes. Tu ne peux pas décevoir. Tu n'as pas le droit. Ne sèche pas. Ne fume pas. Ne bois pas. Souris à tout le monde surtout. N'oublie pas. Tu les as habitués comme ça. Il est si joli ton sourire. Prends la main de ton grand frère. Pas si fermement. N'aie pas peur. Mets la table, ça changera. Ne fais pas tant de bruit. Ris. Vas-y, ris. Ne pleure pas. Va te passer de l'eau sur les yeux avant que quelqu'un monte. Ne mens pas. Refoule tout. Ne montre pas les gens du doigt comme ça, c'est impoli. Ne critique pas. Crie moins fort. Opte pour le lait écrémé, ne mange pas trop de chocolat. Ne te pose pas de questions. Tu n'obtiendras jamais les réponses. Tes Spécial K sont dans le placard. On mange à 20h. N'oublie pas. N'oublie rien. Sois brillante. Sois parfaite. Ne faiblis pas. Tiens-toi droite. Réussis tout ce que tu entreprends. Éteins la lumière en partant. Range ta chambre. Fais tes devoirs. Ne mange pas trop. Sois heureuse. Tu es une fille forte. Tu sembles être une fille forte. Tu crois être une fille forte. Mais en vérité, tu n'es pas mieux qu'eux.

Alors tu essaies de fuir loin de tout avec eux, en emmenant avec vous l'innocence de la vie, et l'indécence de vos pensées.

# Posté le mardi 31 mars 2009 14:58

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 06:42